1968-1969

Un peu d’histoire :

Dans Bordeaux week-end supplément du journal sud-ouest du samedi 28 octobre 1968 on peut lire :

Rubrique : cette ville aux cents visages

Titre : Il n’est que deux saint augustin, le nôtre et celui de Paris.

Extraits :… le calme visage d’une religieuse vient d’apparaitre. Elle se nomme Jeanne- Jenny Lepreux. Celle qui a donné son nom à la rue qui relie la place de l’église saint augustin au cours d’Ornano symbolise l’essor d’une lande devenue sous son influence, l’un des plus beaux quartiers de Bordeaux. Jenny Lepreux naquit le 4 août 1809 «  mon père était mort deux jours avant ma naissance, et le prêtre de la paroisse très inquiet de l’état de ma mère accourut aussitôt pour ma baptiser.

Cette naissance chrétienne était un signe : le premier janvier 1824, Jenny Lepreux entre dans les ordres. Elle va s’attacher à soulager les misères hors des murs. A quelques trois kilomètres de la ville, dans une petite vallée, coule un maigre ruisseau, de belles propriétés y jouxtent des petites échoppes. C’est le quartier des lavandières et des laitiers. Ces parages s’appellent, nul ne sait plus pourquoi, le Tondu.

Les démarches de l’activité religieuse aboutissent le 21 novembre 1849. C’est la création du couvent de la sainte agonie. Non loin de là, le Grand Maurian était un pavillon de chasse, bâti au XVIIème siècle par les ducs d’Epernon sur un plateau qui s’avance à l’ouest de bordeaux, entre le ruisseau d’arlac et la devèse, à l’entrée de ces landes qui se prolongent jusqu’à l’océan.

Vendu au début du XVIII, il devient la propriété de familles plus ou moins illustres, puis échoit dans la seconde moitié du XIX à Mgr Dupuch, premier évêque d’Alger.

Le cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux, nourrissait à l’époque le projet de créer une nouvelle paroisse aux limites de bordeaux et de Mérignac. Jetant les yeux sur le castel où l’ex évêque d’Alger venait de rendre le dernier soupir, il décida d’acheter le Grand Maurian, au moyen d’une souscription volontaire et d’en changer la destination. Dans une aile du bâtiment à l’ancienne place du cuvier, fut aménagée une petite chapelle qu’on décora et surmonta d’un pignon modeste qu’on baptisa clocher.

 Restait à trouver un nom à la nouvelle église. Tous les saints du calendrier ayant été passés en revue, le choix se porta finalement sur saint augustin, car le grand évêque d’Hippone pouvait être considéré comme une de prédécesseurs de Mgr Dupuch en Algérie. Le fait mérite d’être souligné : il n’existe que deux paroisses dédiées à Saint Augustin en France ; l’une à Paris, l’autre à Bordeaux.

Le Grand Maurian ne pouvait pas remplacer éternellement un authentique lieu de culte, Mrs Laplacette et Chabanex offrirent le 10 novembre 161 le terrain nécessaire à la construction d’une église. En 1893 alors que l’édifice est presque achevé, un incendie se déclare dans la sacristie. Enfin l’église est prête en 1894. Le quartier est bordelais à part entière depuis le nouveau tracé des boulevards, qui date de 1865. La légende veut que cette enclave soit due au caprice du maire de l’époque David Johnston, qui possédait, non loin de là, une propriété. Toujours est-il que géographiquement, saint augustin est le plus haut quartier de notre ville, donc celui  où, en principe, l’air est le plus pur. Voilà pourquoi les hôpitaux s’y groupent, voilà aussi pourquoi le quartier conserve encore de nos jours, cette physionomie du village.  Signé Florence Mothe.

Sur ce même supplément une page entière «  S comme Sports » consacre aux jeunes de saint augustin : une grande équipe de copains.

Un encadré  Tout savoir

Comité directeur :

-          Directeur Abbé Jean Marie Roumégoux

-          Président  Docteur De Fornel

-          Vice-président Mrs Henri Meillon et Roger Ardurat

-          Secrétaire : Mr Cortondho

-          Trésorier Mr Leyle

-          Membre : Mme Rousseau, Mr Molina (lutte), Mr Gruson (volley), Mr Deveaud (judo), Mr Barbier (basket), Mrs Lahary et Perez (foyer)

Palmarès : le palmarès des JSA est des plus élogieux… Une véritable pépinière

Les jeunes de saint augustin constituent une véritable pépinière de jeunes.

Article : consacré  au basket (extraits)

Cent vingt-trois mille neuf cent dix-neuf licenciés sans compter les mini basketteurs ! En vingt-trois ans de 1945 à cette année, la FFBB a gagné 47 570 licenciés. En vingt ans l’augmentation avait été de 21924. Cette réussite est due à l’enthousiasme des dirigeants, des régions ; des comités et des clubs, mais aussi et surtout à celui du CTR  et des entraineurs.

Cet enthousiasme nous l’avons rencontré chez l’entraineur des jeunes de saint augustin…
Pour vous parler de ce sport merveilleux, l’homme à tout faire des jaune et noir… Pour le basket c’est le patro. C'est cette équipe de copains qui se retrouve pendant les vacances à Bidart. C’est aussi cette ambiance si spontanée, si sympathique où chacun après un match, bon ou mauvais, exposent ces idées sans contraintes. Et dans ces discussions où il est question, de basket, bien sûr, on aborde aussi les problèmes d’actualités… et Jean Marie Roumégoux, n’est pas dernier à relancer le débat….

Pour cet entraineur rien n’est compliqué. Il trouve sensationnel qu’un joueur qui approche la quarantaine, voire plus, vienne encore, « apprendre », qu’un instituteur ou un ouvrier après le travail, qu’un dirigeant vienne, même de loin, assister comme ce fut le cas récemment à une exhibition de Jean Degros…

C’est cela qui est beau et je ne pense pas, dit-il, que ce soit compliqué. Non la complication elle est peut être ailleurs. Les réalités ce sont l’école et le club, l’initiateur et l’entraineur, et ce qu’il manque souvent c’est la « rencontre » entre les deux. Chacun travaille dans son coin. Est-ce normal ? Est-ce incompatible ?

Combine d’idées fausses, combien de malentendus, seraient pourtant évités. Combine de problèmes  seraient résolus…

Il est permis de rêver à une réunion où seraient présents les initiateurs, les éducateurs, en un mot tous les responsables à titres divers des jeunes. A une époque où les hommes se préparent à « alunir ». Mais, au fait, c’est peut-être moins compliqué ?…

Moins compliqué, il faut sans doute le croire, puisque près de 20 ans après on commence juste à établir des contrats entre l’école et le club.

Comment n’a-t-on pas compris bien avant, depuis qu’ils existent l’une et l’autre, que le club comme d’ailleurs d’autres associations, était un complément à l’école ?

Pendant des années, on a créé des foyers de jeunes, des maisons de la culture etc… mais on a rien fait pour ce qui existait. Combien de société, d’associations, ont disparus dans bien des quartiers, des villages ?

En 1950 il y avait 46 patros masculins et 28 mixtes ou féminins

En 1968 21 sociétés masculines et 8 féminines avaient disparues

Combien en reste-il en 1986 ?

 

En octobre 1968, le Président de la FSCF, Guy Fournet, envoyait une lettre aux dirigeants des patros.

Extraits : garder le contact, établir le dialogue : pendant les dures semaines que nous avons vécues au mois de mai et de juin derniers, ces mots sont revenus lancinants, obsédants, comme si des cloisons étanches avaient brusquement séparé les diverses catégories d’individus de notre pays, et principalement sans doute les jeunes de ceux qui l’étaient moins.

… lors de sa dernière réunion le comité central s’est longuement penché sur cette actualité tragique par certains côtés, mais si pleines d’espérances par ailleurs… Une notion a été rédigée. C’est un des documents de ce dossier… mais ces fiches, si elles sont lues par l’un ou par l’autre, sont-elles discutées avec tous ceux qui sont responsables de la société ?

Je sais bien que certains pensent qu’en fait, lecture et discussion doivent être uniquement le travail des aumôniers. Peut-on en 1968, lorsque l’on se dit, ou lorsque l’on se veut éducateur chrétien, soutenir sereinement pareil point de vue ? Ne sommes-nous pas capables, nous laïcs, de prendre notre entière discussion, étant bien entendu qu’il nous faudra, pour approfondir certains points, pour aller plus loin peut-être, la présence de nos prêtres ?

 

A sa réunion du 6 juillet 1968 à Nogent sur Marne, le comité Central de la FSCF faisait cette déclaration : (extraits) «  … après un long échange de vues, le comité central prend conscience, d’une manière plus nette encore que par le passé, qu’un monde en mutation continuelle appelle une adaptation constante de notre mode de pensée, de réflexion et d’action. Après avoir, au cours des années écoulées, appelé Laïcs et Aumôniers à un dialogue permanent pour aboutir à un travail en équipe, il constate que l’aumônier fait maintenant, parfois défaut. :

-          Manque de prêtres

-          Charisme différend des prêtes pour l’apostolat

-          Orientation de la pastorale

Et que par conséquent, de nombreuses équipes d’animation, d’associations affiliées, doivent chercher un ressourcement spirituel et une conception chrétienne de la vie de loisirs autrement que par les contacts et les moyens traditionnels.

… devant une mise en cause des institutions temporelles chrétiennes, le comité central admet que l’église dans sa hiérarchie n’a pas à porter la responsabilité de nos associations sportives ou d’éducation populaire.  Des laïcs chrétiens, hommes et femmes, jeunes et adultes, doivent l’assumer.

… dans l’immédiat le comité central souhaite qu’un effort courageux de rajeunissement s’opère à tous les niveaux, et que tous les responsables acceptant une mission, la remplisse avec efficacité :

-          Prise de conscience plus nette d’une action réelle et efficace à mener

-          Apport périodique d’éléments nouveaux, ou d’idées neuves

-          Nécessité de promouvoir, à échéance, son propre remplacement

Le comité central appelle donc à un véritable examen de conscience, tous ceux et celles qui, dans un dévouement incommensurable, ont servi la fédération jusqu’à ce jour pour que, comprenant que la fédé de demain ne pourra plus être la fédé d’hier, ils se livrent à une réflexion personnelle profonde, dont ils tireront eux-mêmes les conclusions, les acheminant toujours vers un plus grand service

                (Nogent sur Marne, le 6 juillet 1968)

 

Ce n’était pas le constat de séparation de l’église et de l’état mais celui de l’église et des patros. Certains patros, et le nôtre en particulier, allaient encore bénéficier, ö combien, de la présence d’un prêtre, mais une nouvelle adaptation allait devoir s’opérer au milieu de nombreux problèmes qui n’allaient pas être que spirituels.

Les JSA avaient les leurs et Jean Marie Roumégoux, écrivait, tapait à la machine, confectionnait des affiches, organisait des réunions, s’occupait de tout et travaillait sans discontinuer pour que notre patro réussisse son adaptation.

Une lettre de la section foyer du 20 septembre 1968 (extraits)

-          Si tu es sportif, tu sais sans doute, que les divers entrainements ont repris…

-          Si tu es intéressé par les activités du foyer, des jeunes, ouvert à tous les jeunes de la paroisse et du quartier, garçons et filles….

 

Une lettre adressée à tous les adhérents avec toutes les informations concernant les différentes activités où on peut lire, entre autre :

Patronage du jeudi :

-          Garçons de 8 à 14 ans, sortie à Martillac tous les jeudis

-          Filles à partir de 7 ans : 23 rue de la placette

Mouvements scouts

-          Louveteaux (9-12ans) s’adresser à Mr l’abbé de la Bretonnière

-          Rangers (12-14), Pionniers (14-16) Route (17-18) JEM(19) abbé Roumégoux

-          Jeannette et guides voir Mr le curé

Repas, débat, messe des jeunes : une fois par mois les jeunes de la paroisse se réuniront pour parler de leur foi ou aborder un sujet de leur choix. 19h repas, 21h messe

Le mouvement J2Jeunes sera lancé cette année sur la paroisse.

 

Une note adressée aux responsables des sections utilisant la salle des sports précisant les jours et les responsables du nettoyage de la salle.

On peut lire, pour le nettoyage :

-          Vider les cendriers, ramasser objets ou vêtements qui trainent

-          Balayer, gradins, vestiaires et WC

-          Passer l’aspirateur sur le terrain seulement (utiliser le transformateur courant 220v)

-          Enlever la poussière des bancs

 

Avec un tel souci du « détail » de la part de l’abbé… on peut se demander si les laïcs étaient prêts à se passer du concours du prêtre.

 

Une lettre à en-tête : Association BI Izarrak :

                … nous vous donnons quelques renseignements sur la colonie organisée par la paroisse pour les enfants de 8 à 14 ans.

                Dates filles : 3 juillet au 1er août, garçons du 1 au 30 août. Prix 300francs tout compris (voyage, séjour, excursions, assurances)

Inscription, le plus tôt possible. Priorité aux enfants de saint Augustin, Filles Mr le curé, Garçons, Abbé Roumégoux ou Mr Périer.

 

Un programme du 7 juin 1969 annonçant le Gala des Sports

               

-          Présentation des équipes

-          Volley, match des féminines et masculins

-          Lutte, combat de 3 minutes, jeunes et champions

-          Haltères  démonstration des 3 mouvements

-          Entracte ; buvette, vente de billets de souscription, tirage des gagnants

-          Foyer des jeunes ; montage audiovisuel, le petit prince de St Exupéry

-          Judo démonstration

-          Basket  mini basket, benjamin et minimes

-          Séance d’entrainement cadet

-          Match féminines

-          Equipe fanion contre les « anciens »

Sur l’autre page des informations

                Comité directeur

Président : De Fornel, Vice-Présidents : Ardurat, Deveaud, Meillon

Membres Me Rousseau, Barbier, Beauxis,Boucanus, Corthondo, Dufon, Gruson, Leyle, Molina, Negre, Verin.

Le compte rendu des manifestations

«  C’est sous la présidence du professeur Lajugie et des diverses personnalités amis des JSA, que c’est ouverte cette soirée. Un important défilé avec comme porte drapeau le capitaine de l’équipe première de basket, Roger Larquié comprenait la majorité des membres des diverses sections sportives – basket, judo, lutte volley, haltères, confirma, devant un nombreux public, la vitalité de l’association.

Chaque section donna ensuite un aperçu de ses talents et c’est les féminines du volley qui ouvrirent la soirée par une magnifique démonstration, à tel point, que le match des garçons en pâlit.

Il est vrai que les résultats obtenus cette saison par ces jeunes filles prouvent leur grande valeur Ajoutons, que les garçons sont pour la plupart très jeunes et nul doute que d’en quelques années ils obtiendront eux aussi de brillants résultats. Nous pouvons faire confiance à l’entraineur Gérard Gruson.

La section lutte prit à son tour possession du tapis en l’absence de son animateur Roger Bielle parti accompagner avec le président Molina, l’équipe de France en Italie. Cette section en plein essor comprend des éléments confirmés mais aussi des jeunes qui en veulent énormément. Le combat entre Cartey et Fossati fut un véritable égal pour les connaisseurs, et une révélation pour les profanes.

Il est dommage que nous n’ayons pas pu assister à la remise de la ceinture d’or à Roger Bielle. La plus grande récompense décernée par la fédération et qui devait être remise au cours de nos manifestations. Mais nous avons senti aux applaudissements combien les JSA étaient fiers de leurs lutteurs et de leur entraineur.

Après l’entracte, le foyer des jeunes présentait un montage audiovisuel. Le petit Prince de St Exupéry. Il est dommage que la sonorisation ne fût pas à la hauteur des images et du texte et c’est d’autant regrettable que cette expérience faisait participer  un très nombreux public à quelque chose de relativement nouveau. Nous connaissons les animateurs du foyer et nous sommes surs que Dominique Vérin et son équipe ferons le nécessaire pour que tout soit parfait.

Après ce spectacle, la section judo nous fit assister à un véritable « ballet ». Vêtus de leur kimono 80 jeunes gens et jeunes filles firent, et suivant les âges, soit une démonstration de mise en condition, soit un combat dont certains soulevèrent des bravos. C’est maitre Deveaud qui avec l’aide de son fils clôtura cette exhibition.

Et ce fut les basketteurs, d’abord les minis, qui avec un matériel adapté à leurs possibilités, firent comprendre toute l’importance de ce jeu où, dès l’âge de 8 ans, des gosses peuvent pratiquer comme les grands. Les benjamins, les minimes démontrèrent la richesse de ce sport et les cadets et juniors donnèrent un aperçu de leurs connaissances. Et ce fut « l’événement » tant attendu, le choc entre  les jeunes de l’équipe fanion et les « anciens ».

Du très beau match ou le résultat n’avait de valeur que par l’exemple donné et pour tous les spectateurs, pour tous ces sportifs présents en grand nombre, l’exemple venait de ces anciens qui nous firent assister à de grands moments. Chaque panier de Claude Laurent, et ce soir-là il en mit encore beaucoup, démontrait, mais était-ce bien nécessaire ?, que dans le sport comme dans la vie tout est relatif. L’important c’est de vouloir et à ce titre les anciens de « quarante ans » d’Age, nous ont donné une très belle leçon. Que les jeunes présents à cette soirée en soient conscients et cette magnifique soirée ne sera perdu pour personne. Surtout pas pour les JSA.

 

Basket : présentation de la saison

Journal  la France (extraits)

 

«  … , dès le début, cette année 68-69 semble offrir pas mal de difficultés aux jaune et noir chez lesquels deux départs vont se faire sentir très sensiblement : ceux de Michel Marcadet et de l’exemplaire Claude Laurent qui désire prendre une retraite bien gagnée certes, mais que tout le monde regrettera. De plus Félix Cottelon n’a pas encore repris l’entrainement, et Michel de Sainte Croix doit subir une intervention à l’épaule…

Autres sujets de craintes : Labeyrie dans une école de Rennes sera absent de plusieurs rencontres, Bernard Dufon enfin ayant subi une opération très délicate au genou tiendra-t-il parfaitement le coup ?

… la formation 68-69 se présentera donc comme suit : Larquié, Dufon, Retoret, Ouedraogo, Lopenague, Labeyrie, Robineau, Blanc, Remeau,  Dirigeant : Pierre Leyle.

Pour compléter l’équipe, Claude Barbier pourra puiser dans l’équipe juniors champions de France FSCF la saison dernière. Les jeunes bénéficieront cette année d’une salle entièrement transformée…

… comme on le voit et malgré des difficultés prévisibles, les jeunes de Saint Augustin, véritable pépinière de jeunes, disposant de responsables dans tous les domaines, doivent faire, dans l’ensemble, une bonne saison et, en ce qui concerne l’équipe fanion ; conserver une place retrouvée avec brio : c’est ce que nous souhaitons à un club méritant qui pour la saison passée peut s’enorgueillir d’un éloquent palmarès. »

 

Les matchs :

Première rencontre victoire des JSA sur OC Orléans 60-53 Michel Lopenague 22 points

Défaite devant ASP Tours 73-66 Larquié 18 points

… des défaites, des victoires… dont une sur les pompiers de Bordeaux 67-60 avec 29 points marqués par Larquié, aux Pompiers Michel Duffort futur international 20 point et Jean Luent 12 points.

A la fin des rencontres aller nous étions 3ème au classement en compagnie d’Agen avec 22 points, Tours étant premier avec 30 points.

Michel Lopenague était le meilleur marqueur de l’équipe 239 points marqués devant Larquié 149 et Michel Blanc 104…

Les matchs retour, des défaites, des victoires avec de nouveau le gain du match contre les pompiers 52-47… e c’est le RCM Toulouse qui terminera premier de la poule en battant pour le dernier match Tours 61-49.

 

Pour les autres disciplines pas de traces si ce n’est au début de la saison, un journal faisant état du palmarès des JSA

Une affiche : -22 et 23 février 1969 :

                Samedi 21h30 salle des fêtes de saint augustin

Nuit des sports, bal de gala, animé par Juan Moncada et son orchestre show-danse international, sa danseuse Katia et ses chanteurs Alain Brunuel et Michel Marcos etc.

 

Il me semble que c’est à cette occasion que les JSA utilisaient pour la première fois la salle municipale pour organiser un grand bal public avec un orchestre réputé. Beaucoup de monde, beaucoup de bruit, beaucoup d’ombre et de lumière, une danseuse en cage au cours de ce gala avec un orchestre de Juan Moncada qui n’avait plus rien de commun avec ce que nous avions connu jusqu’alors.

Les « anciens » doivent se souvenir de cette soirée… les jeunes d’alors en ont vu bien d’autres depuis…

 

Saison 1969-1970

 

Je commencerai la lecture des archives de cette nouvelle saison par cette lettre de Jean Marie Roumégoux qui a pour titre «  Les patronages et les JSA »

Extraits :  Dans la crise actuelle de l’église la querelle des institutions est plusieurs fois revenue à l’ordre du jour. Nous n’entrerons pas dans la discussion théorique, d’ailleurs nous ne pensons pas que le patronage soit une institution d’église. Mais n’est-il pas normal que les chrétiens soutiennent une réalité qui se veut réellement au service de tous...

Nous ne nous sentons pas concernés par ces deux tendances opposées : pour certains le patronage est une institution archaïque qu’il faut supprimer ; pour d’autres, faire partie d’un patronage est presque une promesse de salut.

Nous préférons dire simplement ce que nous essayons de faire et de vivre aux JSA. On vient au patronage d’abord pour pratiquer du sport. Tout jeune chrétien ou non, est chez lui aux JSA, à condition qu’il accepte de s’entrainer, de s’intégrer à une équipe, de participer à la compétition (la compétition fait partie de notre conception du sport éducatif). Pour le foyer des jeunes il est demandé de participer à une activité.

… vivre en homme libre, prendre des responsabilités, vivre en société, collaborer, se sentir solidaire des autres, se situer dans le monde, participer au développement du monde.

Dans ce cadre, les dirigeants souhaitent que chacun puisse entrer en dialogue vrai et profond avec ceux qu’il côtoie dans sa vie sportive. Dialoguer, se révéler, c’est parvenir un jour à dire véritablement ce que l’on vit, le sens que l’on donne à sa vie, et finalement pour un chrétien, c’est être amené à parler de sa foi en Jésus Christ. C’est pourquoi au patronage un aumônier est au service de tous.

… Finalement c’est par son propre style de vie que l’équipe des animateurs, anciens ou jeunes, crée une ambiance, apporte un témoignage, et peut être révèle une présence qui nous dépasse, une présence que le chrétien reconnait dans sa foi en Jésus Christ.

 

Une convocation signée l’abbé

Dès le début de la saison il est important, pour la bonne marche du patro, de mettre en commun nos projets et nos idées.

Première réunion lundi 15 septembre au foyer des JSA. Au programme :

-          Saison sportive, grandes dates, entrainements, répartition des salles, finances à prévoir

-          La kermesse, date, comité d’organisation

-          Travaux à réaliser

-          Questions diverses (à faire parvenir à l’abbé)

 

Une autre lettre signée Claude Barbier  du 25 septembre

Extraits :

Chers amis,

La saison 69/70 va commencer, et les jeunes de saint augustin vous présentent leur programme.

Qui nous sommes ?  Une communauté d’environ 500 membres encadrés par une poignée de bénévoles.

Le bureau directeur renouvelé au tiers chaque année est responsable devant notre société et devant la loi. Chaque section élit son propre président et choisit ses entraineurs et cadres.

Nous sommes laïques, car nous respectons, toute croyance ou toute incroyance, mais pour ceux qui croient, un aumônier est à leur disposition ; Nous pensons que c’est cela la liberté.

Ce que nous proposons : Un foyer de jeunes : Il est dirigé par des jeunes, pour des jeunes de 16 à 22 ans. Comme dans les auberges espagnoles ils y trouvent ce qu’ils y apportent.

Des sections sportives : basket, volley, judo, lutte, haltérophilie, natation.

Un foyer général : qui nous permet d’organiser des soirées, des réceptions, des réunions, des sessions

Une colonie de vacances : elle accueille chaque année une centaine de garçons, autant de filles.

Tout cela est déjà bien, mais nous pourrions peut être exploiter davantage ce qui est à notre disposition. Il nous faut votre concours.

Et les finances ?  Pour les constructions et les améliorations des locaux nous bénéficions des subventions de l’état ou des municipalités, mais pour le fonctionnement des sections, nous ne percevons absolument rien. Cela représente pourtant plusieurs millions.

Ce que vous pouvez faire avec nous : vous savez tout, aussi nous pesons nous cette question : voulez-vous, pouvez-vous nous aider ?

Nous avons besoin de jeunes désirant faire quelque chose, d’adultes voulant ou pouvant prendre des responsabilités.

… regarde autour de toi, et cherche les organisations de jeunes qui existaient de ton temps et qui ont disparu. T’es-tu posé la question de savoir pourquoi ? N’avons-nous pas à prendre là, comme dans les autres domaines, nos responsabilités ?

Nos projets :

-          une saison sportive

-          une kermesse nouvelle formule. Vente étalée sur une semaine avec chaque soir une soirée organisée par les différentes sections.

-          Des soirées organisées par le foyer des jeunes

-          Des rencontres jeunes/adultes

.. Nous voulons être un patronage, ou un club, peu importe, dynamique, ouvert à tous et à l’écoute des problèmes actuels.

Alors … à bientôt … »

 

Une annonce de WE -28/29 novembre pour garçons et filles e 14 à 16 ans

Cette rencontre est destinée à tous les jeunes désirant  faire partie du mouvement des jeunes. Diverses activités de loisirs seront proposées. Les responsables sont à votre disposition aux adresses suivantes : 

(L’abbé Roumégoux, Mr et Mme Lamoure, Mr et Me Negre, Mr et Me Chazai, Benoit Blaess, Hervé Langlois, Geneviève Ouvrard.)

Rythme des activités durant l’année :

1 WE par mois, 1 réunion par semaine, 1 camp du 12 à 15 jours durant les vacances d’été.

Prochain WE à la Toussaint.

 

Kermesse : annonce du 15 février 1970 signée Abbé Roumégoux

Madame, Monsieur,

Nous venons vous faire part des activités que nous organisons à partir de la semaine prochaine dans le cadre de notre kermesse.

Samedi 21 février à la salle municipale soirée de gala. Sur invitation que vous pouvez retirer au bureau du patronage. L’entrée sera gratuite mais le champagne obligatoire (50 francs la bouteille)

Dimanche 22 février à la salle des sports

11h30 messe célébrée à .l’intention de tous les amis défunts du patro. Participation des petits chanteurs de Langon.

Après-midi matchs de basket

Soir : France Grèce de lutte

Mardi 24 février  soirée surprise des jeunes au foyer des jeunes

Mercredi 25 février : projection au cinécran du film : Tokyo- Olympiades

Jeudi 26 février : repas-débat organisé par la section judo

Vendredi 27 février : sous la présidence de Mr Jacques Chabrat, député adjoint au Maire, soirée théâtre-cabaret avec le concours de l’Onyx.

Avec toutes ces manifestations, il y aura la vente –carrefour avec les stands habituels chacun des soirs de la semaine….

 

A France Grèce de lutte, participait avec l’équipe de France, Daniel Robin qui avait obtenu une double médaille aux jeux olympique de Mexico

L’Onyx  était un café-théâtre dirigé par un ancien basketteur des JSA. Guy Suire actuellement (en 1986) directeur de la radio à Bordeaux. A cette soirée le programme présenté par l’Onyx était une pièce de R Obaldia, « le défunt » Anne Marie Laporte et Michele Cornil habillées par Pierre Castex et dans une mise en scène de Guy Suire. Les auteurs compositeurs Isabelle Mayereau, Franck Huchet et Gille Franck. Texte de Claude Bourgeyx dits par l’auteur.

 

Enquête : Le sport de haut niveau bouge lui aussi et plus particulièrement au basket avec la venue de joueurs américains.

Des clubs, financièrement solides, sont d’accord, les autres, en grande majorité sont contres.

Des projets de championnats circulent entre autres celui de l’AS Berck et celui du CA Béglais auquel nous avions participé.

Sur ce projet, nous avancions des arguments et on peut lire sur le texte que nous avons envoyé à tous les clubs …

Lettre du 15 mars 1970 (extraits)

Sur les joueurs étrangers :

«  … pourquoi les étrangers dominent le basket français ?

Il est important de noter que leurs pays d’origine donnent une large place au sport dans leur système d’éducation. Et c’est peut-être là le fond du problème.

LE FOND DU PROBLEME

Il faut que la FFBB et ses dirigeants soient partie prenante dans les différents colloques et réunions qui commencent à s’établir entre l’école, l’université et les fédérations.

Tant que nos jeunes enfants n’auront pas reçu le minimum d’éducation physique leur permettant un apprentissage efficace du sport, le problème ne sera pas résolu. La bonne volonté des clubs peut y pallier momentanément, la venue des étrangers faire illusion quelques années.

Actuellement, et pour la France, nous pensons que le club est la seule unité de base efficace du sport de compétition.

Deux questions :

                Quel lien organise existe-il entre le sport « éducatif » scolaire et le sport de compétition (dans le cadre du club)

                Comment actuellement, les clubs peuvent ils s’exprimer au niveau national ?

En conclusion : Ou on admet que le sport est un phénomène social important (sur le plan de l’éducation, sur le plan des loisirs) et l’on prend des décisions vraies après avoir « repensé» le problème en profondeur, ou bien on se contente de la situation actuelle, en y apportant des retouches…. »

 

En 1985 : 15 ans après cette lettre, le ministère de l’éducation nationale invite l’école et le club à travailler en commun avec l’établissement de passerelles entre les deux.

Nul doute que beaucoup ne seront pas d’accord et que bien des « organismes » mettront passablement d’entraves à ce projet. Ainsi va le sport en France. De retouches en réformes chacun essaie de se « débrouiller » au milieu de difficultés sans nombre et c’est fatalement la loi du plus fort. On cache notre pauvreté par quelques résultats flatteurs mais jusqu’à quand ?

… et aux JSA nous commençons à nous interroger et à nous demander si nous aussi nous n’allons pas être contraint « d’employer » des joueurs étrangers…

 

Championnats FICEP

Le 16 avril 1970 notre société recevait une lettre de la FSCF nous prévenant de la sélection de Michel Lopenague et de Martine Duprat dans les équipes de France FSCF qui allaient participer au tournoi de la FICEP à Ludwigsburg (Allemagne), du 1er au 3 mai en compagnie de l’Autriche, l’Espagne, et bien entendu l’Allemagne. L’entraineur de l’équipe de France était Claude Barbier.

 

Réunions :

Quelques traces d’une réunion des jeunes et du foyer en date du 25 avril.

Le groupe de responsables était composé de Me Cassage, Mrs Cassagne, Reche, Penouil, Chazai .

Le sociétaire des jeunes Daniel Cazeneuve, le sociétaire de séance, Bernard Coulomb.

J’avais proposé les thèmes de discussions suivants :

-          Occuper les loisirs des jeunes de différentes manières

-          Les intégrer et les faire participer à la vie et à la gestion de l’association

-          De faire travailler à la construction de l’œuvre commune afin que celle-ci soit aussi à eux et non plus seulement aux adultes.

-          Définition des buts de notre association

De cette réunion j’avais noté (extraits)

Déséquilibre à tous les niveaux de discussion entre jeunes et anciens. Pour les adultes il semble que le problème « éducation » soir le plus important. Pas pour les jeunes qui, mis à part Jacques Morlion et Dominique Chazai, ne pensent pas, ou ne l’on pas envisagé, que l’éducation et la formation soient absolument nécessaire. Ils disent, comme Denis Lacampagne, qu’il est difficile pour un sportif de faire plusieurs choses. Les représentants du judo aussi.

Ils prennent au patro ce qu’il y a et ne donnent pas l’impression de se poser d’autres questions. Très peu d’ailleurs ont pris la parole et seuls, ceux qui ont des responsabilités semblent conscients de certains problèmes.

Jacques Morlion et d’accord, sous condition, pour ouvrir des activités de scouts à l’ensemble mais aussi pour que les scouts participent à la vie du patro.

Dominique Chazai après avoir passé en revue le foyer des jeunes et les erreurs commises pense qu’il faut que les jeunes désirent des activités, que les responsables, jeunes et adultes, s’occupent de l’animation, et dit, en accord avec Mr Reche que les activités commencées en colo doivent trouver une suite au patro le reste de l’année. Mrs Reche et Chazai envisagent un atelier « marionnettes » ;

Mr et Mme Cassagne veulent bien s’occuper des jeunes et plus précisément des tous petits. Mme Cassagne a soulevé le problème des adultes dans la vie paroissiale. Ils verront ce qu’ils peuvent faire avec ceux du catéchisme et dans qu’elle direction ils peuvent travailler.

Tous sont d’accord pour que les divers mouvements se comprennent et demandent une coordination des responsables de chaque mouvement. Accord aussi sur la formation des futures cadres qu’il faudrait commencer avec les plus jeunes avec des réunions de formation en relation avec la commission culturelle.

Les responsables prendront contact avec les cadres de la colo dans un premier temps et organiseront une réunion en septembre.

Dans l’ensemble cette réunion a été très intéressante.

 

BASKET :

Une équipe première masculine avec trois nouveaux joueurs : Jean Marie Fargeas venant de L’AS Pompiers de Bordeaux,  Alain Kerikel venant d’un club vendéen et Michel LeMoal des chartrons. Toujours pas de grands en taille. Dans cette formation où l’adresse devrait être encore cette saison, l’arme maitresse.

 

Coté départ : Patrick Robineau qui va poursuivre ses études à Paris.

Michel Lopenague avec ses 1.85m était le point  haut et Alain Kerikel avec 1.70m était le point bas.

Les autres joueurs : Bernard Dufon, Dominique Retoret, Michel Blanc, André Remeau, Roger Larquié, Jean-Marie Gratadour, gravitaient entre 1.75 et 1.80m.

Première victoire à Orléans le 21 septembre en coupe FSCF 91-58. Larquié avec 24 points fut le meilleur réalisateur.

Premier match en nationale II contre Toulouse UC à Bordeaux, nouvelle victoire 66-49.

Le 12 octobre, le journaliste de sud-ouest écrivait : en utilisant la seule arme valable par eux : la vitesse (o combien précieuse) les jeunes de saint augustin faisant feu de tout bois imprimèrent à la rencontre, une cadence inhabituelle »

Le 19 octobre : grand derby avec le CA Béglais qui après une fusion avec l’ASS Pompiers devenait l’adversaire privilégié et un concurrent de grande valeur pour les JSA.

Cette fusion permettait au béglais Claude Carasse, surement le meilleur joueur girondin de cette époque avec Michel Lopenague, de participer à une compétition nationale.

Avec Jean Michel Perpere, Philippe Dufon et Robert, Jariod, Coutures  Steigervalp, Petteno, et bien entendu l’entraineur joueur Jean Luente, cette équipe du CA Béglais était très forte et remporta une victoire contre nous 81-69.

Journal sud-ouest : « derby passionnant qui fut joué dans un esprit de correction qu’il est agréable de souligner » Carrasse 29 point  Perpere 20 points aux JSA : Larquié 20 points, Dufon 15 points, Lopenague 11 furent les meilleurs marqueurs.

8 novembre : déplacement à Firminy, où l’environnement minier que nous avions connu plus jeune avait énormément changé. Victoire 59-57

… des victoires, des défaites, jusqu’à cette rencontre de 32ème de finale de la coupe de France en février où nous retrouvions chez lui, sur son terrain, le CA Béglais.

Titres des journaux : Saint augustin remporte le derby bordelais. ». «  Saint augustin élimine Bègles après une rencontre passionnante »

Textes : «  il y a eu du suspense et des émotions… l’engagement physique des joueurs fut total. Leur jeu rapide et incisif donna à ce match un rythme endiablé d’où les conceptions tactiques n’étaient plus exclues…

En 1/16ème de finale les JSA avaient « l’honneur » de recevoir les alsaciens de Graffenstaden avec ses américains Rucker et Bell, et ses internationaux.

Le renfort des anciens, Laurent (15 points et Léglise n’a pas suffi et c’est sur le score de 66-61 que saint augustin s’incliné devant un excellent Graffenstaden.

Le championnat se termine aussi...

Les JSA finissent troisième derrière Challans et le CA Béglais qui accède à la première division.

Consolation, les JSA s’adjuge la coupe sud-ouest face à Bruch 81-72

 

Les féminines en division fédérale se maintiennent dans ce championnat de France (7ème place) et font descendre en régional leurs rivales.

En finale de championnat honneur FSCF à Tours, l’équipe 2 des JSA s’incline devant Bagnolet 75-71 après avoir éliminé Nantes en ¼ et Ménilmontant en ½ finale (Barbier4, Laboudigue11, Fargeas8, Blanc8, Labeyrie28, Galimont6, Roumégoux0)…  oui c’est bien l’abbé…. Qui jouait dans cette équipe.

 

Résultats basket :

Féminines dirigeant G Laporte : 7ème championnat de France division fédérale, vainqueur des coupes d’Illats et de

Séniors 2 : dirigeant Marie Christine Vérin  - bon classement

Cadettes : dirigeant Mrs Prevot et Carrara, ½ finalistes UD

 

Masculins : séniors 1 dirigeant Pierre Leyle – 3ème en nationale 2

1/8 finalistes coupe de France – ½ finaliste coupe France FSCF vainqueur coupe sud-ouest

Séniors 2 dirigeant Jean Guy Labadie champions UD- ½ finaliste Gironde, vainqueur coupe de Lignan

Séniors 3 : dirigeant Henri Meillon Champions UD, 1er honneur aquitaine, finalistes aquitaine, vainqueurs des coupes de l’estuaire  et B

Seniors 4 : dirigeant et capitaine Alain Blanc 3ème championnat de gironde, finaliste coupe de France FSCF

Juniors : dirigeant Guy Hautin  champions de gironde UD et FFBB

Cadets : dirigeant Mrs Robineau et Andrieu  champions de gironde UD et FFBB champions d’aquitaine – ¼ finaliste coupe de France FSCF  vainqueur coupe de Bouliac

Minimes : dirigeants Mrs Ducos et Ringuet champions de gironde UD et FFBB

Benjamins : dirigeant Claude Gravelier finaliste championnat de gironde -1/2 finaliste UD vainqueur de la coupe espoirs

Poussins : dirigeant Mme Meillon ½ finalistes gironde FFBB

 

Titres individuels :

Martine Duprat sélectionnée équipe de France FSCF

Michel Lopenague sélectionné équipe de France FSCF

Loïc Robineau vainqueur critérium cadet du jeune basketteur 11ème  du national

Christian Petit, vainqueur critérium minimes, vainqueur en national

 

 

Assemblée Générale.

Compte rendu de Claude Barbier (extraits)

Cette année encore, j’ai l’honneur et le plaisir de faire ce compte rendu traditionnel des activités de nos basketteuses et basketteurs. J’avoue que c’est avec une grande joie que je vais annoncer ces brillants résultats, non pas seulement en tant que succès purement sportifs, mais surtout pour ce qu’ils représentent.

Comme je n’ai pas l’habitude de jeter des fleurs, je suis d’autant plus à l’aise pour vous dire que ces médailles, ces titres, ces coupes sont le fruit d’un véritable travail communautaire qui va du plus petit mini basketteur au plus ancien ce cette équipe de « vieux »qui continue de donner l’exemple sur tous les terrains de l’aquitaine, en passant par nos « filles » qui ont lutté toute la saison sur une corde raide pour éviter la descente. Jamais les JSA n’ont eu entre eux une telle amitié.

Est-il nécessaire de parler des dirigeants, des accompagnateurs, des managers ? Je crois que chacun a compris son rôle et nous allons en parler dans un instant.

Si ces résultats sont le fruit de cet esprit et de cette amitié, ils sont aussi, il faut le dire, sportifs. Sans nous vanter, car dans le domaine des techniques, tout évolue très vite, ils nous confirment dans nos méthodes et nos principes…

… ce qui est vrai pour les joueurs, l’est aussi pour les dirigeants. Depuis plusieurs années nous avons demandé aux dirigeants de s’occuper eux-mêmes une fois par semaine, donc en plus du jeudi, de l’entrainement de leur équipe. Les résultats ont dépassés nos espérances, et deux d’entre eux vont dans quelques jours suivre un stage au CREPS. Je ne désespère pas de voir bientôt notre si précieux Retoret… ou Roger Ducos ou Pierre Andrieux, même notre cher abbé faire acte de candidature…

Et de tous ces résultats, c’est peut être celui-là le plus remarquable.

Après avoir parlé de ce qui va bien, il nous faut parler de ce qui va, non pas mal, mais moins bien…

…. Il faut comprendre que si le jeu, l’initiation, l’entrainement, sont dirigés par le même individu, il y a risque de sclérose. Les « anciens » l’ont bien compris, il faut qu’à leur tour les jeunes fassent le nécessaire.

Je crois de plus en plus que les décisions doivent se prendre à plusieurs et vous avez pu constater combien l’aide de Bernard Dufon sur le plan technique et de Jean Louis Corthondo pour l’organisation nous était précieuse à Pierre Leyle et à moi-même…. Ce travail d’équipe est indispensable à tous les échelons… il faut que nous soyons conscients de nombreux problèmes que nous avons à résoudre. Nous ne sommes pas assez nombreux et il suffirait à quelques-uns d’aider ou de remplacer de temps à autre les personnes chargées de travaux obscurs mais qui demandent une présence continuelle. Madame Rousseau à la caisse, Mrs Chartier et Perier au bar, et il en est ainsi pour tous les accompagnateurs et dirigeants….

… pour terminer vous serez d’accord avec moi pour dire à Mr Retoret un merci tout particulier. Organisateur,  attentif aux problèmes de chaque équipe, présent presque à tous les matchs, des petits et des grands, des garçons et des filles, ce professeur d’histoire, qui trouve encore le temps de s’occuper d’autres organismes, nous prouve par sa présence que certains enseignants reconnaissent la valeur éducative du sport…

… je me permettrai de demander à tous ceux qui, à des titres divers, ont des responsabilités élevées, et s’ils sont d’accord avec nous, de bien vouloir œuvrer dans cette voie, pour que les jeunes puissent pratiquer en masse, des activités sportives. Je n’insisterai pas, mais dans le cadre de la « nouvelle société » cela résoudrait peut être quelques problèmes…. Merci à vous

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En cours de saison(le 15 mars 1970) une lettre adressée à Mr Busnuel, Président de la FFBB.

Monsieur le Président,

Nous accusons réception de votre lettre circulaire qui a retenu notre attention et nous apportons ci-dessous notre point de vue sur les divers problèmes que vous évoquez :

1)      Premier article de presse

Croyez-vous que notre première division possède suffisamment de joueurs de valeur pour être le réservoir d’une équipe nationale susceptible de jouer un rôle de premier plan ?

Croyez-vous que dans les régions, les clubs aient la possibilité et les moyens de « travailler, animer, recruter et former » des joueur susceptibles de faire partie de « l’élite » ?

Si vous admettez que le basket  est dans une période critique, croyez-vous que le fait d’instituer une division intermédiaire résolve le problème ?

Ne pensez-vous pas que l’écart actuel entre la nationale 1 et la nationale 2 soit dû à la présence des étrangers ?

2)      Deuxième article de presse

Vous proposez une poule unique en deuxième division. Mais avec cette formule les « laisser pour compte » de nationale 2, trop faibles pour cette poule unique, ne risquent-ils pas d’être trop forts pour la division fédérale ? D’où la création d’une autre division intermédiaire et ainsi de suite…

Quant au problème financier c’est vraisemblablement le problème numéro de 1 de beaucoup de clubs, mais où nous ne sommes plus d’accord c’est lorsque vous limitez le maintien ou l’accession parmi l’élite à « ces clients aux reins solides » dont vous parlez et lorsque vous donnez comme critère, je cite : «  ceux capables de faire venir des étrangers »  Comparons avec le cas de Denain en 64-65, quel était alors le nombre de joueurs étrangers évoluant en France ?  Comment en 69-70 un club peut-il jouer un rôle en nationale 1 (et bientôt en nationale 2) sans « s’offrir » des joueurs étrangers.

3)      Les étrangers

Qu’apportent les joueurs étrangers au basket français ?

Sur le plan spectacle c’est important, un apport incontournable

Sur le plan technique, à part quelques exceptions, ont-ils joué le rôle d’entraineur ou de conseiller que l’on était en droit d’attendre d’eux

Sur le plan jeu : pour la première fois une équipe va peut-être accéder à la finale d’une grande compétition internationale. Qu’adviendrait-il  si par malheur, elle était privée de ses deux joueurs étrangers ?

Pourquoi les étrangers dominent-ils le basket français ?

Il est important de noter que leurs pays d’origine donnent une large place au sport dans leur système d’éducation.

Et c’est peut-être là le fond du problème

Le fond du problème : Il faut que la FFBB et ses dirigeants soient partie prenante dans les différentes réunions et autres colloques qui commencent à s’établir entre l’école, l’université et les fédérations.

Tant que nos jeunes n’auront pas le minimum d’éducation physique leur permettant un apprentissage efficace du basket le problème ne sera pas résolu. La bonne volonté des clubs peut y pallier momentanément, la venue des étrangers faire illusion quelques années. Actuellement, et pour la France, nous pensons que le club est la seule unité de base efficace du sport de compétition.

Deux questions :

-          Quel lien organise existe-il entre le sport « éducatif » (scolaire) et le sport de compétition (dans le cadre du club)

-          Comment, actuellement, mes clubs peuvent ils s’exprimer au niveau national ?

En conclusion : Ou l’on admet que le sport est un phénomène social important (sur le plan de l’éducation, sur le plan des loisirs, et l’on prend des décisions vraies après avoir repensé le problème en profondeur, ou bien on se contente de la situation actuelle en y apportant des retouches.

En 1985 le problème des joueurs étrangers revient chaque saison et des décisions, souvent contradictoires, sont prises par la FFBB…

Le basket a-t-il évolué ? Les joueurs français sont-ils compétitifs au niveau international? A la lecture des résultats on peut toujours s’interroger et se poser, presque, les mêmes questions.

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Remise des récompenses – Palmarès JSA saison 69-70

Un grand article dans le journal sud-ouest avec photos sur la réunion de fin de saison du 23 juin 1970, ainsi qu’une brochure des JSA où toutes les activités du patro sont passées en revue.

Nous pouvons lire :

« Grande manifestation mardi soir dans les foyers du siège des Jeunes de Saint Augustin… C’est au docteur De Fornel, président, que revint le plaisir de s’adresser à tous les invités parmi lesquels on notait la présence de M. Gratadour, représentant la mairie de Bordeaux, Mr Gautriaud représentant le syndicat d’Initiative, Mr Sabas, président du comité des fêtes, Mr Debelleix président de l’UD Gironde…. Puis les responsables ont procédé à la lecture des palmarès et de la remise des récompenses…. » Journal sud-ouest.

Sur le journal du patro on lit :

Présentation du bureau directeur

                Président Mr De Fornel

                Vice-Présidents : Roger Ardurat, Jacques Deveaud, Henri Meillon

                Secrétaire général : Michel Ringuet, Adjoint Claude Gravelier

                Trésorier : Pierre Leyle, adjoint Guy Boucanus

                Membres : Mrs Barbier, Beauxis, Corthondo, Dufon, Molina, Verin, Gruson

Le mot du directeur Jean Marie Roumégoux :

«  … remise des coupes : trophées éphémères qui sont signes du travail de l’année… C’est l’occasion de se rendre compte du style de vie de chaque section : grande liberté est laissée à l’entraineur qui poursuit avec cœur le but qu’il s’est fixé. Les méthodes sont bien différentes d’un sport à l’autre, mais le résultat recherché est le même : permettre à chacun de se dépasser et de trouver dans cet effort commun le sens des autres...

… c’est dans le don de soi que l’on répond pleinement à sa vocation d’homme. Nous avons constaté avec joie que bien des jeunes adultes ont compris cet appel…. »

 

Basket : lire plus haut…

 

Haltérophilie :

                Championnat de Guyenne : Mouche : Bonnet 1er, Coq : Dufau 1er, Tardy 2ème

                                               Plume : Jacob 1er (meilleur junior)

                Finale interrégionale  coq : Tardy 1er

                Finale tournoi des clubs à Marmande : JSA 1ers avec Diot, Jacob, Tardy, Bonnet

                Championnat de France à Romans :

-          Plume 1er, Jacob Philippe  qualifié dans l’équipe de Guyenne, a reçu la coupe du    meilleur junior

-          Pedebosc : qualifié pour la finale de Monaco du plus bel athlète 70

-          Tardy, Dufau, Jacob passent les épreuves de moniteur 1er degré

Entraineur section Marc Jacob : moniteur arbitre national, juré culturiste national

Effectif  Juniors 9, Séniors 6

 

Judo : Compte rendu Jacques Deveaud (extraits)

Le palmarès 1970 de notre école de judo sera, cette année encore, bien plus un rapport moral qu’un compte rendu sportif.

Aussi bien vous savez le peu d’importance que j’attache aux résultats sportifs dont il est difficile de savoir s’ils sont la preuve de notre propre force ou celle de la faiblesse de notre adversaire. Peut-on se réjouir d’une victoire qui n’apporte rien d’autre qu’un sentiment passager de fierté ?... fierté qui se transforme  très vite en amertume à la défaite suivante.

Certes, il m’aurait été agréable de pouvoir vous présenter un champion quoique le champion ne fait peur par tout ce qu’il peut représenter.

Mais la plus grande partie de nos effectifs (82) est constituée par les moins de 14 ans. Ils détiennent le record d’assiduité. C’est une performance.

Le cours féminin comprend 25 demoiselles a été parfaitement suivi. Ici aussi, une performance réalisée par toutes : le nettoyage des locaux tous les mardis avant les cours.

… une défaite particulièrement amère au cours des grands. Ils sont 37 inscrits. C’est le manque total de persévérance, d’assiduité et d’esprit d’équipe… Ces garçons ne se sentent aucune obligation, même envers les personnes qui passent bénévolement leur temps libre à s’occuper d’eux…

J’espère qu’un jour ils comprendront que seul un travail assidu peut leur permettre d’obtenir quelques résultats, qu’ils deviendront conscients de leurs devoirs envers les autres, honnêtes en toutes circonstances, imperméables à toute compromission, capables de se dépasser eux-mêmes … par l’intérieur.

 

Lutte :

                Cadets 40k  Philippe Molina, vainqueur critérium régional

                2ème série Gréco romaine  62k : Jullien Jules champion de Guyenne Quintard 2ème

                2ème série libre 74k Renault Jean Claude Champion de Guyenne

                Juniors  60k Quintard Martial champion de Guyenne Castillon Bernard 2ème

                1ère série gréco romaine : Champions de Guyenne

                               48k Roger Giraudet – 90k Christian Soubervie, 100k jean Claude Beynet

                1ère série libre :

                               48k Giraudet- 62 : Fossat Claude, 90 : Christian Soubervie, 100 Beynet  JC

                Champion de France Gréco romaine 48k : Roger Giraudet

Effectif 50

 

Natation :

C’est une nouvelle activité qui a débuté mi-novembre 1969 avec un petit groupe… ayant (par force) des ambitions modestes et rien à perdre. Nous avons essayé de demander à certains de figurer dans des compétitions FFN à coté de nageurs bien plus aguerris… ils ont eu le cran de terminer sur la distance, on ne leur demander pas plus.

Première médaille grâce à Anne Marie Recurt première des 100 mètres brasse.

Entraineur Mr Bolzec

Effectif 25 garçons, 11 filles

 

Volley :

Séniors 1 Féminines : championnes de Guyenne, 12 finalistes coupe de France FSCF…

Séniors 2 : demi-finaliste du championnat de Guyenne

 

Séniors masculins : ½ finalistes championnat de Guyenne

Juniors ½ finaliste championnat de Guyenne

Cadets : champions de Guyenne

Entraineur Gérard Gruson – Pierre Pepin

Effectif 58

 

Foyer des jeunes

Rapport : la vitalité d’un foyer ne se mesure pas au nombre de coupes remportés mais surtout à la fréquentation et au nombre de ses activités.

Après un démarrage laborieux, le foyer a atteint sa vitesse de croisière au cours du 2ème trimestre qui, à deux exceptions près, a connu une manifestation nouvelle tous les samedis soirs. Poésie, chansons, jazz, cabaret, diapos, meeting, audio-visuel, et … Booms(les plus suivies)

Fréquentation variable de 27 à 150 jeunes de 16 à 23 ans.

L’atelier électronique a peu fonctionné, par contre un regain d’intérêt pour le labo photos grâce à la compétence de F Courreges, et pour l’atelier sérigraphie grâce à l’aide de Tomps.

Deux réalisations, le camp d’été en Camargue du 1er au  15août 1969 et le camp ski organisé à St Lary pendant les vacances de février : 28 jeunes qui ont réussi organisation et animation… la trésorerie en léger déficit…

L’équipe d’animation a bien conscience que le foyer doit amorcer un virage très net pour renouveler les effectifs. Déjà on envisage la saison prochaine un meilleur accueil et une plus grande animation.

Effectif : 41 Garçons et 37 filles.

 

Camps : Camargue août 26 garçons et filles de 17 à 23 ans

                Expression (noël à Bidart) 22 garçons de 12 à 15 ans  - chants, mimes, danses, parole

                Ski février 8 jours à Argeles Gazost 49 garçons de 11 à 15 ans

                                  8 jours à St Lary 28 garçons et filles de 17 à 23 ans

                Nature : paques à Bidart  découverte du pays basque 20 garçons de 11 à 13 ans

WE Travail à Bidart

                1-2-3 mai : 52 personnes

                Pentecôte : 45 personnes

                20-21 juin 25 personnes

                27-28 juin  30 personnes

Bi Izarrak : colo de juillet 100 filles de 8 à 15 ans (14 monitrices)

                      Colo du mois d’août 100 garçons de9 à 14 ans (12 moniteurs)

Stages sportifs

Cette année nous commençons des stages sportifs. L’association Bi Izarrak nous prête ses locaux. A travers ces stages, nous essayons d’atteindre plusieurs buts :

                Plein air, dans un cadre agréable

                Perfectionnement, technique

Expérience d’une vie de groupe où le programme n’est pas imposé à l’avance, mais où chacun à son mot à dire :

Diététique recherchée

Lutte : stage du 17 au 21 juin (18 lutteurs y ont participé sous la direction de Roger Bielle)

Basket : aura lieu du 31 août au 5 septembre (12 garçons et 12 filles sous la direction de C Barbier)

Volley : aura lieu du 7 au 12 septembre  (12garçons et 20 filles sous la direction de Gérard Gruson)

 

Patro du jeudi

Chaque jeudi 50à 80 enfants se rassemblent, et à 13h55 tout le monde monte dans un car qui nous conduira à Martillac au château de l’Hermitage. Pendant le trajet les équipes de foot sont mises sur pied. En général, 4 équipes, benjamins, minimes et 2 de poussins. Elles rencontrent alors l’équipe d’un autre patro St Michel, Grand Parc, St André, St Nicolas, Union St Jean, St Bruno, cité lumineuse etc.

Le goûter est distribué sur place. Retour à saint augustin 17h30. Madame Lageyre a souvent assuré la responsabilité des enfants. Dans l’année 165 enfants ont fréquenté le patronage du jeudi. Ceux qui ne jouent pas au foot, peuvent participer à des grands jeux ou à des jeux éducatifs avec des moniteurs. Age des enfants : 7 à 15 ans.

 

Rallye 1970 : 14 juin

Bordeaux-Bazas, Pissos, Léognan, Bordeaux. Coupe de la ville de Bordeaux, coupe du syndicat d’initiative.

Classement 1er Equipage Labeyrie  puis Jammet, Coulange, Retoret, Beauxis, Tardy, Leyle, Gravelier, Le Moal, Alibert, Maysonnave, Perez, Ducos, Lopenague.

 

Les amis des JSA

Le but de cette association est d’aider financièrement les jeunes de saint augustin tant dans leurs diverses activités que dans leur aménagement matériel des locaux. La cotisation est libre.

 

Membres :

Les jeunes de saint augustin à travers leurs diverses activités atteignent environ 1093 personnes.

 

Je crois que cette saison 69-70 a été une des meilleures que j’ai connu aux JSA. Un environnement important avec beaucoup d’adultes intéressés à la vie des sections. Des dirigeants conscients de leurs responsabilités avec l’exemple de ceux du basket, qui s’entrainaient comme des joueurs ans le but « d’apprendre et de comprendre » le sport, pas toujours facile, dont ils s’occupaient.

Des résultats sportifs brillants dans toutes les sections, obtenus sans doute grâce à la compétence des animateurs sérieux, des accompagnateurs, des parents et de tous ceux qui participent à la vie des équipes.

Mr Retoret a été l’exemple de ces responsables qui comme M Roger Ardurat, président durant de longues années de la section basket, Mr et Mme Robineau, Mr Perrier, Mr et Mme Rousseau et d’autres, ont connu le patro en tant que parents et s’engagèrent totalement, pas seulement dans la section à laquelle ils appartenaient, mais dans toutes les activités du patro.

Ce fut l’année des premiers stages à l’extérieur de bordeaux, de nombreux camps d’hiver et d’été où tous les jeunes appartenant à des sections différentes pouvaient se rencontrer. Le foyer des jeunes après bien des tâtonnements et d’expériences plus ou moins heureuses recherchait lui aussi un rythme de croisière,  et le patro du jeudi fonctionnait à plein.

Sans doute la surprenante énergie de l’abbé Roumégoux, à mi-chemin de son parcours aux JSA, alliée à de très grandes qualités, ne fut pas étrangère à cette réussite.

Jean Maire n’a pas été seulement le prêtre apprécié de tous, le directeur responsable, mais il a été surtout celui qui s’intéressait et s’occupait de tout. I a été un formidable « entraineur » pour les jeunes comme pour les adultes et si cette saison 69-70 a été, si brillante, je crois pouvoir affirmer qu’il en fut le maitre d’œuvre

 

UD Gironde :

L’Union Départementale de Gironde, est le regroupement des patronages. Sur le compte rendu d’activités saison 69/70 on peut lire :

… 25 patros ont participé à l’ensemble de nos compétitions

                Féminines : 36 équipes (40 en 68-69)

                Masculines 54 équipes (58 en 68-69)

Un patro masculin a encore disparu depuis la fusion Gallia- Bastide-Arlac… et en dix ans nous constatons avec regret une diminution de 50% de nos sections masculines !!! Vous conviendrez que ce chiffre est vraiment alarmant. Quels sont les remèdes à apporter pour arrêter ces abandons massifs ?

 

Je tenais à faire état de ce bilan de l’UD qui confirme, d’une part, la chute des patros et d’autre part confirme que si les JSA tiennent et progressent cela vient principalement du fait qu’ils ont encore un prêtre à leur disposition. Personnellement j’en suis très convaincu.

 

Assemblée Générale du 13 mai 1970.

Séance ouverte par l’abbé Roumégoux qui propose l’ordre du jour

1)      Carrefour : débat suivant thèmes et catégories d’âges.

  1. a.      Que représente le patro pour vous
  2. b.      Ce que vous y trouvez
  3. c.       Ce que vous souhaiteriez d’autre
  4. d.      Comment pourriez-vous aider l’équipe des dirigeants
  5. e.       Suggestions pour la prochaine AG

2)      Compte rendu moral….

Allocution du président :

Les divers groupes sont constitués et les rapporteurs pour chacun d’eux seront : Catherine Bouquet, Marie Noëlle Fages, Messieurs Svahn, Ringuet, Laporte.

Après discussion et délibération les conclusions générales qui ressortent sont :

                               a. un moyen de contact dans une ambiance sportive entre les jeunes et les anciens

                               b. un esprit de grande famille, un moyen d’enrichissement par le sport

c. une intégration plus complète entre les sections. Des contacts plus fréquents entre les membres et la participation plus active des parents. Des réunions d’informations plus fréquentes par section

d. concours et collaboration dans les services annexes du patro. Aide plus active pour déplacements des équipes de jeunes et aux repas d’après matchs.

e. nouveau carrefour avec des sujets plus précis et plus de temps pour discuter de ces derniers. Rechercher un moyen pour réunir plus de monde. Attribution proportionnelle de voix à chaque section et vote du responsable après délibération avec les membres intéressés.

Le président formule l’espoir de voir l’an prochain une intégration plus complète entre les diverses sections et une participation plus active des jeunes à la vie du patro… 

 

 

Saison 1970-1971

 

Bureau directeur : c’est avec le premier PV d’un comité directeur des JSA consigné et archivé sur un grand livre que nous allons commencer cette nouvelle saison.

Réunion du 26 juin

                Président Docteur De Fornel,

                Vice-Présidents : Mrs Ardurat, Deveaud, Meillon

                Trésorier : Mr Leyle, adjoint Mr Boucanus

                Secrétaire Mr Ringuet, adjoint Mr Gravelier

                Membres : Mrs Barbier, Beauxis, Corthondo, Dufon, Gruson, Molina, Vérin.

Le prêt de la salle de sports au ministère de la jeunesse et des sports est accordé.

Mr Leyle verra Mr Bek à ce sujet, pour définir avec lui les modalités de ce prêt.

 

04 octobre messe de rentrée des JSA

La kermesse est fixée du 6 au 14 mars

Nouveau responsable de la section Haltérophilie  Mr Jacquel en remplacement de %r Jacob qui nous quitte.

30 novembre, au cours de la visite de Mr Chaban Delmas (18 septembre), diverses demandes avaient été formulées à la municipalité. Goudronnage entrée de la salle, vestiaires, chrono mural, utilisation des salles municipales... Pour la salle des sports, accord des JSA avec Mr Bex, directeur de la JS pour le premier trimestre (renouvelable) ; Subvention accordée de 1500francs. Jours d’utilisation Lundi, mardi, mercredi et vendredi.

 

Travaux / tables du foyer à fixer, cuisine faite, musique d’ambiance au foyer, les hauts parleurs sont achetés. Chauffage foyer fait, Bancs de la salle des sports. …

 

Kermesse du 6 au 28 mars : 6 mars soirée de gala salle municipale, 20 mars soirée des jeunes

Reste à organiser stands traditionnels, présentation de mode et de peinture…orchestre, chanteur, animation…  Messe le 28 mars (voir chanteurs de Langon ou Grand Lebrun)

 

Début de saison :

Voici Saint Augustin  titre d’un journal paroissial où sont présentés tous les mouvements paroissiaux.

En première page on peut lire «  24 octobre, une réunion de début d’année a permis à chaque responsable de présenter ses activités et ses projets… il est indispensable que chacun de nous trouve sa place : tout le monde doit se mettre en route.

… Monseigneur Maziers nous demande de privilégier l’action catholique.

La liste des mouvements mentionnée dans ce fascicule est loin d’être close/ Il semble que cette année d’autres équipes  vont se former (infirmiers, ACO)... signé  Gave, Irigoyen, Roumégoux.

ACGF (action catholique générale féminine) … nous nous efforçons de maintenir des liens d’union, d’amitié, mais l’ACGF doit être un mouvement actif, rayonnant, apportant la parole de NS. Responsables Me Carayon

ACI (action catholique des milieux indépendants) possibilité donnée à des hommes et des femmes de regarder, d’exprimer par petits groupes, ce qu’ils vivent, comment ils le vivent. Dans un deuxième temps il leur est demandé de voir à la lumière de l’évangile, si ce qu’ils vivent est en concordance avec ce que le christ leur demande d’être. Responsable Me Husson

Réunions de quartiers : préparation de messe

60 personnes ont bien voulu s’inscrire pour des rencontres de préparation de messe avec les prêtres.

... les réunions dites de quartier continuent… ces rencontres sont aussi ouvertes que celles de préparation de messes. Le thème en est communiqué à l’avance. Thème choisi par l’équipe et pas nécessairement religieux mais approchable des exemples de l’évangile. Responsable Mr et Mme Kron, Reche, Morel, Penouk Mme Rouyer.

Equipes du rosaire : c’est l’esprit missionnaire  du rosaire adapté à l’époque actuelle. Tous les mois réunion entre fidèles et si possible non engagés, pour méditation et prière en commun.

Responsables : Me Galban et Laharie

Rosaire : responsables Mes Andrieux, Carrere, Cassou, Getten, Laharie, Lassort, Maldame.

Les équipes de notre dame, mouvement de foyers… ils recherchent les fondements d’une spiritualité conjugale et familiale... les époux trouvent dans cette spiritualité le ressort qui anime toute leur vie et oriente toutes leurs activités…. Sur la paroisse Mr et Me  Hubert  sont à la disposition de tous ceux qui désireraient des précisions sur le mouvement.

Œuvre de saint Vincent de Paul venir en aide à toutes les  personnes qui pour une raison quelconque se trouvent, momentanément dans la gêne.

Entr’aide … fonctionne tous les vendredis de 15h à 17h à la maison paroissiale.

Diverses branches, offres et demandes d’emploi, offres et de demandes de logements, fournitures gratuites aux familles nécessiteuses.

La Presse … offre aux paroissiens un choix de 10 hebdomadaires, huit mensuels, deux publications annuelles.

Ce service ne cherche évidemment pas à faire des bénéfices... mais aider à sa manière modeste, les œuvres paroissiales.

Bibliothèque : … beaucoup de paroissiens ignorent notre bibliothèque qui est ouverte tous les mercredis et les samedis de 17h à 19h à la maison paroissiale.

Œuvres des séminaires : elle apporte aux séminaires et aux séminaristes, une aide matérielle et spirituelle

Catéchisme : Réunion mensuelle avec le prêtre responsable des cours.

Scoutisme : Jeannettes, guides caravelles... le premier idéal de la vie guide est «  toujours être prête à servir »

Garçons, scouts de France, Xv de bordeaux, louveteaux, rangers… si l’aventure te tente viens nous rejoindre….

Les jeunes de saint augustin … nous sommes à la disposition de tous et plus particulièrement des plus jeunes. Le patronage est ouvert à tous, chrétiens ou non… 1000 jeunes fréquentent les activités….

Feuille de liaison   Chaque dimanche est publiée une feuille de liaison qui se  veut un prolongement du rassemblement communautaire du dimanche…. La rédaction et l’impression sont assurées par une toute petite équipe de quatre personnes… et ne demande qu’à s’élargir.

 

Il serait sans doute intéressant de voir en 1985, en même temps que l’évolution du patronage, l’évolution  de la paroisse et de savoir où en sont les divers mouvements existants en 1970. Quant par exemple il fallait 40 catéchistes à cette époque, combien en faut-il actuellement ?

Ecole saint Monique : une lettrede l’APEL aux parents des élèves et aux paroissiens… nous avons la chance de bénéficier dans notre paroisse d’une école catholique… l’APPEL de sainte Monique essaie de remplacer auprès de son école le double rôle défini ci-dessous :

                Faire participer les parents à la fonction éducative

                Aider l’école à survivre

Responsables : Mr et Me Reche et Viaud

FSCF : retour de congrès

Une lettre signée Abbé Roumégoux, Mrs Barbier, Gruson, Ringuet datée du 8 décembre 70, adressée au président de la FSCF (extraits)

… c’est au retour du congrès et sans trop attendre, que nos impressions se soient  diluées dans nos esprits et dans le temps, que nous écrivons cette lettre… Vous voudrez bien nous excuser si notre franchise vous semble un peu brutale… sachez aussi que les quatre signataires sont membres du bureau directeur des jeunes de saint augustin et qui pour deux d’entre eux c’était leur premier congrès.

Le samedi après-midi il nous a semblé que les questions posées tant au colonel Crespin qu’a Mr Maheu manquaient de précision est de profondeur. A ce haut niveau nous croyons (mais c’est peut être anti démocratique) que n’importe qui ne peut dire n’importe quoi…

A la réunion de la commission basket le samedi soir nous avons eu le sentiment de perdre notre temps…

… le dimanche matin nous nous étions dispersés pour aller dans les divers carrefours. A celui sur la formation de nos cadres, nous devions, du moins c’est ce que nous avions compris (voir la lettre de Claude Piard) trouvé où essayer de trouver une pédagogie  qui nous soit propre. Là aussi, pendant plus d’une heure nous n’avons entendu parler que de la ‘situation matérielle des fonctions éducatives…

… nous avons aimé le carrefour FSCF pourquoi ? Il a eu l’avantage de présenter des faits concrets… n’est-ce pas une manière vraie et éducative de nous faire saisir l’esprit patro.

… tout cela, cher Président, vous semble peut-être critiques fastidieuses et pas du tout conforme à cet esprit dont tout le monde parle sans trop le définir…

Nous croyons que l’avenir se bâtît dans le présent, et qu’actuellement nous ne sommes, ni une majorité, ni une minorité agissante…

Parlons-nous toujours et tous le même langage, et sommes-nous toujours et tous d’accord sur les buts et les moyens ?

… pensons-nous que le sport et une partie fondamentale de la culture ou au contraire « quelque chose de différent » ?

Il serait intéressant que la FSCF dise sa pensée et « enfonce le clou ».Les idées ont du mal à passer dans les faits. Maheu nous dit que le sport peut être culture. Crespin 5 minutes après nous dit que le sportif, après son activité sportive, peut faire de la culture. Avez-vous relevé la contradiction ?

… si le sport est un phénomène social, et si nous sommes un mouvement de masse, devons-nous et pouvons-nous conserver l’élite avec tout ce que cela comporte.

Admettons-nous par exemple de payer d’une façon ou d’une autre des joueurs pour qu’ils puissent aller au maximum  de leurs possibilités ?

Peut-être est-ce avec cette dernière question, que nous rentrons au cœur du problème. L’aspect financier ! En réalité, n’est-ce pas le plus important et celui qui conditionne le reste ?

Tout et tous ne tournent-ils pas autour de cet argent tout puissant dans notre société où, pour beaucoup de nos jeunes, le geste gratuit n’existe pas, le dévouement n’est qu’une façade, cachant des intérêts particuliers, la charité un grand mot, et jusqu’à l’amitié et l’amour qui sont contestés.

Si tout s’achète et se vend, qu’elle est notre position en face de cet argent roi ?

… a une époque  où tout est remis en question il serait peut-être temps d’aller, nous aussi, au fond des choses et de nous situer le plus exactement possible…

… comment adapter nos sociétés, patros, foyers, et tous nos mouvements à cette collectivité où l’argent en est le moteur principal...

… comment faire passer dans cette société ces principes chrétiens et ce message évangélique pour lesquels, à l’origine, nous avions été créés ?

La gestion de nos sociétés, autant sur le plan spirituel que matériel est fondamental. Avons-nous les cadres suffisants qui allient ce dévouement irremplaçable à une compétence non moins nécessaire ?

Sommes-nous assez structurés pour que nous puissions prendre vis-à-vis de l’individu et de la société toutes nos responsabilités ?

SI l’individu est un tout, devons-nous aller jusqu’au bout de sa formation ou ne lui donner que les premiers éléments avec tout ce que cela comporte d’incomplet et de dangereux ?

Dans le spirituel, présence du prêtre ou du laïc. Dans le technique, compétence et … dévouement. Dans la gestion finances et … ressources.

Si nous admettons que ce sont trois principaux volets dans lesquels rien n’est envisageable, et qu’il est difficile, sinon impossible de les dissocier, alors il faut penser et regarder le problème bien en face et en trouver les conclusions.

Voilà le genre de questions que nous nous posions en allant et… en revenant d’un congrès.

…Cette lettre est très longue avec beaucoup de points d’interrogations. Elle vous semblera peut-être chimérique et inutile, mais nous avons mis toute notre foi dans cette « fédé » qui nous « colle à la peau ». Croyez que nous sommes plusieurs à suivre notre exemple et c’est pour cela que nous avons bien des préoccupations mais aussi d’espoir dans cette « fédé » la FSCF.

 

Le 19 janviers nous recevions la réponse de Robert Pringarbe

Chers amis,

Notre Président m’a chargé de vous remercier de votre longue lettre dont nous avons pris connaissance les uns et les autres avec un grand intérêt.

Nous nous en sommes entretenus lors de la dernière réunion du comité central…

… voulant rendre plus vivante la discussion qui suivrait les échanges de vues entre Maitre Olivier, le colonel Crespin et Monsieur Maheu, nous avions préparé, quelques questions à poser aux représentants du secrétariat d’état. Le Colonel Crespin ayant préparé un exposé n’a pas accepter de donner suite à notre proposition et c’est seulement en arrivant au congrès qu’il nous a dit qu’il acquiesçait à notre proposition…

… en ce qui concerne le carrefour sur la formation des cadres, le quiproquo que vous signalez est venu de l’impréparation de ce carrefour. Claude Piard qui en était chargé n’ayant pu se libérer au préalable pour s’en entretenir avec Mr Delsol...

… il est certain et cela nous afflige, que noter pédagogie est quasiment inexistante ! Nous n’avons malheureusement pas, en l’état, une vue suffisamment globale de ce problème pourtant fondamental. Nous y réfléchissons depuis longtemps…

… rassurez-vous, nous ne vivons pas en marge et aujourd’hui moins qu’hier ? Nous sommes plusieurs à avoir d’importantes responsabilités, assorties d’un travail réel, à l’extérieur de la fédération.

… Vos questions ABC sont toutes pertinentes comme celles qui ressortent à la page 4 de votre lettre. Elles méritent toutes réflexions et les membres de la commission s’y attacheront au cours de l’une de leurs prochaines réunions et nous en reparlerons…

Merci encore à tous les quatre de cette longue lettre, … croyez en notre sincère et profonde amitié.

 

J’avais été contacté par la FSCF pour participer en tant que responsable à l’élaboration du carrefour «  formation des cadres FSCF »

J’avais beaucoup travaillé, aidé par Bernard Dufon, sur le texte de Claude Piard et j’avais préparé un dossier qui, à mon sens, reflétait les problèmes de nos associations concernant plus particulièrement le mouvement sportif sous ses différentes formes.

Mais tout au long de ce carrefour les intervenants, pour la plupart, gymnases comme Claude Piard, n’avaient posés que des questions concernant leur avenir social.

Rien sur le fond, rien sur la pédagogie, rien sur le sport de masse ou de haut niveau, à croire que comme nous l’avions écrit «  ou bien la pédagogie n’a-t-elle de valeur que pour les cadres appointés ». Cela expliquerait qu’elle passe après leur situation ! J’avais été très déçu … mais cela nous a permis aussi de nous rendre compte de « certaines réalités » qui allaient engendrées des réactions, une évolution, et l’adaptation de notre patro à ces réalités.

Je profite du moment où nous évoquons les congrès FSCF à Paris  pour faire état de quelques voyages avec l’abbé Roumégoux.

Un, où nous quittions bordeaux vers cinq heures du matin avec quelques traces de verglas sur la route et malgré cela, nous étions arrivés aux portes de la capitale vers 9h30… une bonne performance…

Un autre où nous étions partis cette fois au cours du jeudi après-midi et où nous avions rencontré la pluie en cours de route avec  l’essuie-glace en panne. Nous avons ce jour-là conduit à deux les yeux collés sur la vitre et malgré le froid les fenêtres ouvertes pour voir… Avec la nuit rien ne s’est arrangé, bien au contraire. Un inoubliable voyage… et c’est pour cette raison que je ne me souviens plus si c’est ce soir-là que nous avions été au cinéma voir «  jésus christ super star »

Je me souviens aussi que l’abbé achetait un nombre impressionnant de cartes postales et il fallait que je les signe...

Je dois dire que nous avons vécus des congrès très riches où participer des champions sportifs ou des personnalités hors du commun et qui avaient des choses à dire.

A propos de voyage encore, je crois bien que c’est au retour d’un congrès que nous devions rejoindre l’équipe première de basket qui disputait une rencontre en Bretagne. J’étais donc le « pilote » avec la carte sur les genoux… Qu’est-ce que j’ai pris ce jour-là, car bien entendu quand nous prenions une mauvaise route, et nous en avons pris, c’était toujours de ma faute. Ceux qui connaissent l’abbé savent qu’il part toujours avant que l’on soit monté dans la voiture et qu’il freine… quand le virage est passé. Il faut donc continuer. Je crois bien que cet homme de foi était au volant souvent de mauvaise foi ! Mais aussi que de souvenirs !

 

Lettre aux patros de la Gironde (extraits)

 

J’ai dit que nous allions avoir des réactions.

Le 27 décembre une lettre était  envoyée à tous les patros du département. Signée toujours les mousquetaires (Ringuet, Gruson, Roumégoux, Barbier)

Messieurs,

Nous vous adressons cette lettre qui se veut exempte d’esprit  partisan. Notre seul but est d’envisager les problèmes sportifs qui se posent au niveau de notre ville et de notre département. Nous voudrions dépasser les querelles de clochers…

… il ne sert à rien de nous lamenter si nous ne savons pas nous exprimer publiquement ou si nous ne voulons prendre aucun engagement. Aucune action, aucune réflexion n’est inutile… Il y a eu dans les patros au début du siècle un enthousiasme extraordinaire. Grace à notre vitalité nous avons même introduit en France certains sports… Malheureusement, après des dizaines d’années, nous nous retrouvons presque en dehors de la course. La FSCF qui au départ a été l’animatrice se trouve dans certains domaines au rôle de suiveur…

Nous parlons souvent de l’esprit patro. Il existe et nous en avons eu bien des preuves aux congrès FSCF à Paris, où nous avons entendu des témoignages bouleversants. C’est cet esprit que nous devons intensifier au plus haut point : c’est pour nous le fier reflet de l’évangile.

Mais si aujourd’hui les patros font souvent figure de parents pauvres n’est-ce pas parce que notre technique n’a pas été au niveau de notre esprit. On ne prend au sérieux que ce qui est de qualité…

Parallèlement avec la technique, il y a aussi tout le problème de la pédagogie. Qu’elle est la nôtre ?

… nous en arrivons à un deuxième secteur aussi important que celui de l’animation et qui le conditionne. Le problème financier… il faut enfin examiner les ressources… sommes-nous au courant de toutes les possibilités ? Ressources officielles (état, municipalité, diverses caisses CAF Epargne etc.)

Contacts avec les industriels… il serait bon de mettre en commun des idées. Il est indispensable qu’une réunion ait lieu sur ce sujet. Nous sommes arrivés bien bas et peut être nous laissons nous aller au découragement…

Il n’est aucune situation, aussi pauvre soit-elle, dont nous puissions nous relever.

Il est possible que dans tel ou tel cas bien particulier une transformation radicale soit « la bonne solution ». N’en ayons pas peur et sachons que les personnes font plus que les structures…

… il nous faut adopter une politique commune du sport. Cela suppose que nous soyons d’accord sur le choix des personnes chargées de nous représenter ou de diriger sur le plan patro et fédération. Enfin sachant ce que nous voulons, il ne faut pas hésiter à rencontrer  tous ceux qui ne font pas partie des patros et qui travaillent à la promotion des sportifs...

… c’est de ces confrontations de ces rencontres que nous pourrons avoir un meilleur aperçu du sport en France et de notre vocation propre...

… voilà donc quelques réflexions qui voudraient être une amorce de ce

Que nous souhaiterions trouver dans les assemblées générales de l’UD… Vos réactions nous intéresseraient... …

 

Il y a eu des réunions, des discussions, mais aussi comme toujours dans ces cas-là, le problème général n’était évoqué qu’à travers les problèmes particuliers…et ils étaient nombreux.

Pour les uns le principal était le problème des locaux. Ils n’avaient plus de prêtres directeurs et les locaux appartenaient au clergé, ce qui entrainait passablement de conflits.

Pour d’autres ils n’avaient plus de jeunes car avec l’absence des prêtres ils ne bénéficiaient plus de l’apport des enfants du catéchisme.

Pour d’autres encore le problème sportif était très secondaire. L’évolution du sport de haut niveau ne les concernaient pas… Ils n’avaient pas d’éducateurs.

Pour autant que je me souvienne de ces réunions il me semble que nous étions tous des « anciens » et que nous avions vécu à peu près la. même histoire. En effet tous les patros étaient construits sur le même moule.  Un prêtre directeur qui faisait tout ou presque avec un petit groupe d’adultes qui l’aidait. Les locaux étaient paroissiaux. Aucun n’avait de moyens financiers.

Donc constat de pauvreté dans tous les domaines… et si certains patros allaient réagir cella allait se faire davantage sur le plan individuel que collectif. Il y a eu pourtant quelques démarches et on peut lire sur un compte rendu d’un carrefour les difficultés qui existaient alors.

 

Premier carrefour des jeunes de l’UD – 23 janvier 1971

Compte rendu Mr Bere Jean Claude, secrétaire générale de l’Union Saint Jean

Mr le Président

Lors des carrefours organisés dans le cadre de l’assemblée générale annuelle du 23 janvier, … j’ai l’honneur de vous transmettre le compte rendu du groupe de réflexion …

Faisant partie de ceux qui croient en l’efficacité d’une commission culturelle au niveau départemental, je me permets de vous exposer en deuxième partie ma conception de ce groupe de travail :         

1)                  Etaient représentés à ce carrefour

-          Ecureuil d’arlac

-          Avant-garde de Caudéran

-          Union saint jean

-          Jeunes de saint augustin

-          Coqs rouges

-          Toctoucau

-          Les jeunes de Pessac

-          L’aiglon

-          Le Pian médoc (Institut Médico Pédagogique féminin)

2)                  Les éléments de réflexion

                Le dialogue, comment s’établit-il dans nos patros

                Les anciens se méfient des jeunes, ils ne leur font pas confiance

                Les jeunes de leur côté affichent une certaine « paresse »

                Les jeunes ne sont pas préparés aux prises de responsabilités

Les jeunes ont une tendance à vivre en groupe, renfermés sur eux-mêmes et s’ouvrent difficilement aux autres

                               Les ainés se rattachent au passé et ont souvent tendance à comparer leur jeunesse à celle d’aujourd’hui sans voir que les valeurs de base de leur époque se différencient de celles du temps présent (nouvelles conditions de vie, télévision, etc.) qui élargissent et compliquent en même temps la perméabilité de la jeunesse.

                               Les patros n’ont plus le monopole dans le sport et les jeunes sont attirés vers les centres ou ils peuvent se retrouver entre eux.

                               Le sport est devenu une discipline nécessaire mais plus suffisante en elle-même.

Malgré tout la volonté des jeunes de se confronter aux responsabilités et très perceptibles. Comment se concrétise-t-elle dans nos associations respectives.

 

3)                  Comment se fait la participation des jeunes dans nos patros. Suite à ce qui est développé plus haut un double mouvement se perçoit dans l’ensemble de nos associations.

-          D’une part les ainés doivent souvent aller chercher les jeunes

-          D’autre part les jeunes sont souvent « bloqués » par les ainés.

Mais il faut remarquer que les jeunes participent effectivement à la marche de nos patros dans la mesure où les ainés restent à leur place.

A partir de ces principes, plusieurs types d’organisation :

a-      Le comité directeur remplit les tâches administratives et est composé d’anciens exclusivement. Périodiquement des contacts s’établissent avec les gens chargés des jeunes sur les terrains de sport.

b-      Le comité est composé d’un bureau chargé des travaux administratifs et des divers responsables de sections

c-       Les jeunes sont directement intégrés au comité qui englobe des membres mineurs et les taches sont partagées selon la disponibilité  de chacun, ainsi que la compétence. Cette méthode réveille souvent  les « conflits de générations »

d-      Dans certains cas les jeunes ont pris carrément la relève car, ils n’ont nullement exclu les anciens, ces derniers ont refusé de s’intégrer au nouveau système qu’ils préconisaient.

e-      Les anciens apportent une aide efficace aux jeunes en acceptant de les former à tous les niveaux de responsabilité. Ces derniers étant particulièrement chargés des équipes sportives.

f-       Dans d’autres cas la discussion avec le comité se déroule sans gros problèmes.

Finalement c’est la forme qui diffère ; mais on dénote une unité d’esprit et malgré les différences de langage et de conception, ainés et jeunes, tirent tous la charrette dans le même sens.

Partage des responsabilités :

                Dans la plupart des cas les jeunes s’affairent à des rôles bien définis. Encadrement d’une équipe sportive etc.

                Les ainés tenant les responsabilités moins précises et plus délicates (administration, coordination, organisation)

CONCLUSION :

La relève s’effectue positivement, mais il faudrait à tout prix que les anciens acceptent de partager leurs responsabilités avec les jeunes. Mais en contrepartie il faut que les jeunes tentent de comprendre les ainés, avec l’aide du prêtre, qui soulignons-le, ne doit plus être considéré comme un dirigeant à part entière mais davantage comme l’aumônier auquel on se réfère en cas de besoin.

Notons pour terminer que le problème de l’entraide entre patros a été soulevé aussi bien au niveau culturel que sportif, et qu’il est nécessaire de l’organiser. Comment ?

Par l’installation de commissions au niveau de l’UD.

Deuxième partie : organisation de la commission culturelle

…. Remarque a été faite qu’une telle organisation a déjà été mise sur pied mais n’a pas tenu «  faute de combattants ».

… la formation culturelle est loin d’être précise car elle-même : elle englobe à la fois l’apprentissage complémentaire de la vie en communauté, l’éveil de la responsabilité, l’ouverture aux problèmes humains (accentué pour les chrétiens) la perméabilité aux procédés de relations entre les hommes.

Les problèmes sont encore accentués par le principe de la mixité adopté dans le principe par la FSCF et déjà développée au niveau de certains patros.

La question de l’encadrement qui présente un caractère d’urgence…. Nombre de dirigeants le négligent. Pourtant il est nécessaire d’assurer cette formation.

Alors que faire ?

… pourquoi ne pas en avoir par exemple à demander au niveau départemental, la participation de personnes compétentes qui pourraient faciliter, faute de mieux, la formation des jeunes à partir des cours par correspondance qui, je crois, sont dispensés par la FSCF.

… il y a je crois un responsable de cette question au sein de l’UD

Il pourrait provoquer une première rencontre… A partir de là, il parait raisonnable de demander à chaque patro :

                -d’organiser par rotation ces rencontres périodiques

                -d’assurer par rotation la permanence des relations au niveau départemental.

En conclusion, je conçois davantage cette commission comme une véritable « bourse de moyens » de chacun, qui comme un groupe de travail qui s’attaquerait de front aux problèmes alors que certains patros pourraient y rester étrangers.

 

Saison Sportive.

 

Lettre de l’abbé aux adhérents

Chers amis,

La saison a commencé, les entrainements ont repris…

Je vous adresse ci-joint les heures d’entrainement. Pas de changements depuis l’an dernier.

                Le basket garde ses horaires. Le nombre d’équipes à augmenté

                Le volley gagne en qualité et en quantité

                La lutte a repris

                Le judo augmente ses heures d’entrainements

                La natation voit grossir le nombre de ses adhérents

                L’haltérophilie s’oriente vers la culture physique et le culturisme

                Le foyer des jeunes va reprendre incessamment ses activités

                La colonie de Bidart accueillera vos enfants pendant les mois de juillet et août

Le patro qui se veut au service des jeunes compte aussi sur ses membres pour procurer un meilleur service, accompagnement des équipes, aménagements divers (réfection, peinture : tous les samedis après-midi à 15h) …

 

Basket :

Commission : président Roger Ardurat, secrétaire Guy Retoret

                               Membres : tous les dirigeants.

Présentation de la saison- journal La France du 9 octobre

«  Comme nous l’avons déjà écrit, le patro bordelais, seul représentant de bordeaux en compétition nationale défendra les couleurs de la ville sur deux fronts : en nationale 2 pour les masculins, en fédérale pour les féminines.

Chez les masculins, la saison se présente sous de bons auspices : aucun départ mais la rentrée de Philippe Dufon et de Jean Noel Perpére. (Ex CA Béglais) tous deux ayant fait leurs preuves dans leur ancienne équipe amenée à la nationale 1.

La formation jaune et noire comprend : B. Dufon, P. Dufon, A. Kerikel, M. Lopenague, D Retoret, JN Perpere, A. Remeau, JM Gratadour, Dirigeant Pierre Leyle entraineur Claude Barbier

Deux points noirs : M Blanc effectuant son service militaire en Allemagne et l’accident de M Le Moal l’éloignant des terrains pendant encore quelques temps.

Et puis, et surtout, la retraite de Roger Larquié qui fut tout au long de sa carrière sportive un modèle d’application et de sérieux aux entrainements, d’esprit d’équipe, et qui restera pour tous ses camarades de club un exemple.

…. L’absence d’un grand sera un sérieux handicap … et le but sera encore de faire une belle saison en préparant l’avenir.

Les juniors qui espèrent faire une bonne carrière en coupe de France Robineau, Andrieu, Hautin, Corthondo, Mazet, Darribat et autres peuvent espérer et avec les anciens, ils seront toujours prêts en cas de besoin pour servir l’équipe première.

Les féminines envisagent l’avenir avec confiance, L’équipe qui opère en fédérale disposera des effectifs suivants après les départs de Régine Pigeon et de Nadine Forgeron et les rentrées de Marie Noëlle Fages et Christine Fages venant du Sporting Club Bordelais et de Françoise Ladoues (ex ASCAF)

M ; Laporte, C. Marchand, A. Rossel, D. Bouquet, c. Bouquet, M. Gout.

Des résultats honorables peuvent être espérés avec le renfort de Marie Noëlle joueuse très efficace et les nouvelles recrues juniors permettent aux dirigeants de voir l’avenir avec une certaine confiance.

Nombre d’équipes engagées dans les championnats 12 en garçons et 4 en filles.

 

Il est intéressant de noter que beaucoup de ces jeunes filles sont toujours au patro mais sous des noms différents… ayant épousées des joueurs de basket.

Et c’est ainsi de Michel Pibot est devenue Me Laporte, Christine Fages  Me Gratadour, Danielle Bouquet Me Blanc, Catherine Bouquet me De Sainte Croix, Martine Duprat Me Gout, Marie Noëlle Fages Me Lopenague, et que cette dernière est toujours basketteuse de l’équipe première mais aussi sous directrice de la maison de quartier.

 

Equipe première Nationale 2

Les adversaires des JSA étaient les suivants :

Cholet, Limoges, Agen, Challans, Toulouse, Tours, Orthez, Clermont Ferrand, Montluçon.

Je n’ai aucune trace de cette saison, pas d’articles de presse, mais de cette équipe, je me souviens avoir utiliser au cours de la saison beaucoup de joueurs et si certains avaient des qualités, brillants même comme Michel Lopenague, ou qui s’affirma comme Jean Noel Perpere, d’autres croyaient en avoir… et je crois que nous avons eu avec Pierrot Leyle quelques difficultés à tenir ce groupe comparativement à l’année précédente. Il est vrai que le manque de « grands gabarits » et un surnombre de « petits » n’était pas fait pour arranger les choses. Des intriques, des conflits… je crois bien que c’est cette année-là que j’ai commencé à avoir la nostalgie des « vieux ».

 

Clôture saison basket, Assemblée Générale

Assemblée Générale  juin 1971.

Rapport Claude Barbier (extraits)

S’adapter ou disparaitre

Ces mots nous sommes quelques-uns à nous le répéter depuis déjà plusieurs mois, et, en ce jour d’assemblée Générale et de remise des récompenses, nous avons pensé qu’il était nécessaire d’en expliquer le pourquoi.

Bien sûr il y a des brillants résultats qui prouveraient notre bonne marche à tout autre qui n’irait pas au fond des choses… mais ne sont-ils pas, si le cliché n’est pas exagéré, l’arbre qui cache la forêt ?

Nous allons essayer d’analyser un peu plus profondément…

…. D’abord l’équipe première. Il ne fait aucun doute qu’actuellement cette équipe ne remplit plus son rôle, ni au sein du club, encore moins à l’extérieur… cela est grave pour elle-même, mais aussi pour l’ensemble de notre société…

… nous sommes a une période où les clubs se municipalisent de plus en plus et trouvent par ce fait des moyens d’existences… mais aussi trouvent dans le secteur privé, des « individualités » ou des « groupes » qui leur apportent un concours appréciable  et conséquent.

Pour nous il n’en est pas de même. Nous avons une structure calquée sur les paroisses et nous n’avons vécu jusqu’à ces dernières années que grâce à la générosité de ces personnes pour que tout ce qui était œuvre paroissiale, représentait une certaine valeur. Cela ne suffit plus, et nous en avons assez parlé cet après-midi, pour que je n’insiste pas inutilement…

Nous nous trouvons donc en concurrence avec des clubs aux structures différentes et aux moyens financiers supérieurs.

.. Si nous admettons que nous sommes une œuvre utile d’éducation et de formation, si nous admettons que nous avons notre propre rôle à jouer… il nous faut jouer le jeu, c’est-à-dire chercher les concours nécessaires à notre  adaptation.

… peut-être y va-t-il actuellement une prise de conscience de certains. Il serait temps si nous voulons voir s’arrêter la dissolution de nos sociétés… mais il existe une cause tout aussi importante et plus particulière à notre équipe,  « la motivation » et je prendrais un exemple précis pour vous faire comprendre les énormes différences que se sont produites en très peu d’années.

Cette équipe, des anciens, que tout le monde admire encore, et pas seulement à Saint augustin, a luttée pour atteindre un but. L’accession à la division nationale. Cela a représenté beaucoup d’efforts et de sacrifices, mais il a été possible, sans le concours de grandes vedettes, et avec une poignée de copains, de remplir notre contrat. Nous avons vécu une merveilleuse aventure qui nous a terriblement marquée à tous…

Actuellement, en pratiquent dans le même esprit, avec les mêmes éléments il nous serait impossible d’avoir les mêmes résultats. Alors ?

… que l’on regrette ou non, que l’on soit d’accord ou pas, il faut se rendre à l’évidence… Dans ce domaine du sport, comme dans tous les autres, il faut tout remettre en cause…

Depuis quelques semaines, quelques anciens ont bien voulu étudier, avec l’accord de tous, des cheminements nouveaux. Des contacts ont été pris

… actuellement il serait prématuré d’en dire davantage, mais vous pouvez être assurés que dès que les choses seront plus nettes, vous serez tenus au courant. Ici rien ne se fait dans le secret… cela veut dire qu’il faut se méfier de ces « ont dit » qui ne sont jamais conformes à la vérité. Il y a toujours des « pisse vinaigre » et puis il y a ceux qui critiquent… Maintenant s’il y en a parmi vous qui pensent faire mieux, c’est leur droit, qui ceux qui prennent actuellement des responsabilités, qu’ils le disent, c’est leur devoir. Personnellement si quelqu’un est disposé à prendre ma place, je la cède bien volontiers. Je n’insisterai pas.

… il est temps je coirs de parler enfin de ces résultats, de ces médailles et de ces coupes, qui son, malgré tous nos problèmes, un gage d’avenir.

… rien ne peut se faire de valable sans le dévouement et la compétence et je voudrais remercier ceux et celles qui se sont occupés des entrainements

… voyons maintenant de plus près ces équipes.

 

Les poussins qui avec un peu plus de sérieux aurait permis à Mme Meillon d’amener cette équipe aux sommets. Dommage

Les benjamins ont accompli une très brillante saison et pourtant Claude Gravelier aimerait lui aussi un peu plus de volonté sur le terrain de jeu mais aussi dans le travail scolaire.

Pour les minimes et les cadets ils sont à l’âge des contradictions. Michel Ringuet, Jean Claude Biole pour sa première année avec nous, et Roger Ducos en savent quelque chose. Ils ont réussi de très bons résultats d’ensemble, et, si j’avais à remettre la médaille du mérite, c’est aux cadets, à travers son capitaine Denis Lacampagne, que je  la donnerai.

Pour les juniors, inutile d’épiloguer. De bons joueurs, une bonne équipe à qui il manque le petit quelque chose… et je pense comme Mr Robineau ou Pierre Andrieu à ce titre de champion de France qui était à leur portée… Il faut se battre et être prêt au bon moment…

Que dire des séniors. L’équipe d’Alain Blanc qui se cherche à longueur d’année s’est retrouvée pour obtenir le titre de champion de gironde

Et les « vieux »… il y a des palmarès qui se passent de commentaires et j’avoue que je suis embarrassé chaque année pour leur adresser les éloges qu’ils méritent. S’ils représentent un peu le passé... pour eux comme pour celui qui les « couve » Henri Meillon ils sont encore le présent… et ils le prouvent tous les dimanches !

L’équipe réserve n’a pas obtenu de grands résultats mais elle mérite des félicitations pour son comportement et son esprit.

Reste la première

… cette équipe s’est débattue, et depuis le débit de la saison, dès le retour d’un merveilleux stage à Bidart, dans des problèmes et des difficultés de toutes sortes, sociaux, d’effectifs, d’entrainements, et les faiblesses de notre organisation apparaissent au grand jour… des solutions sont envisagées mais il est inutile de préciser que rien ne se réglera d’un coup de baguette magique…

… il nous faut rester très unis. Soyons conscients et gardons cet espoir qui nous fera nous dépasser… nous sommes actuellement à la mi-temps, sachons en profiter pour nous préparer à entamer la seconde partie du match avec un esprit différent.

… je terminerai en remerciant, tous ceux et toutes celles qui sont à votre et notre service. Merci et bonnes vacances.

 

Pas de traces du palmarès des filles ni des autres disciplines.

 

ADO 14-16 ans Lettre de l’abbé du 12 novembre 1970

La première rencontre du groupe « adolescents » aura lieu le weekend end du 28 et 29 novembre à Taussat… Cette rencontre sera animée par une dizaine de personnes, 2 foyers, 3 jeunes gens et 4 jeunes filles...
Mr et Mme Lamoure, Mr et Mme Negre, Dominique et Odile Chazai, Bernard Blaes, Geneviève Ouvrard, Hélène Diot, Christian Barbe, Abbé Roumégoux.

Lettre du 8 janvier signé « les responsables

Chers parents

Les activités du groupe ado viennent de reprendre ???

                Orchestre, apprentissage et formation d’un groupe rythmique le jeudi de 18 à 20h

                Emaux et cuivre le samedi de 16 à 18h

                Animation, expression corporelle, chant, montage audiovisuel etc. Mercredi de 18 à 20h

Labo photos : initiation à la prise de vue et au développement en chambre noire le samedi de 16 à 18h

                Une réunion d’information obligatoire aura lieu tous les 15 jours

                Il est organisé également des repas discussions ??? Un weekend end par mois …

J2 garçons et filles

Lettre signée Jean Louis David le 21 février 1971

Comme nous l’avons prévu notre prochaine rencontre sera vendredi 26 à 20h chez Mr et Me Dufour

Opération Arc en ciel

Des préadolescents, garçons et filles de 11 à 15 ans vont réaliser l’opération arc en ciel.

Voir : a) que disent les préadolescents quand ils parlent de pays en voie e développement. Quels sont les événements mondiaux qui les marquent etc.

Réfléchir : devant les injustices dont ils sont témoins que disent-ils que font-ils. Quelle notion de la justice expriment-ils etc.

Agir : pour qu’ils comprennent le vrai sens du développement qu’avons-nous fait ? etc.

 

Festival 71 lettre

Dans le cadre de leur festival 1971, les jeunes de Saint Augustin organisent une soirée de gala le samedi 27 mars à 21h salle municipale.

Nous serions heureux que vous nous témoigniez votre sympathie en venant avec vos amis à cette manifestation placée sous le signe d’honneur de Mr Jacques Chaban Delmas premier ministre….

 

A la suite de cette kermesse, je retrouve sur mes notes

Vente : pas de commentaires, A supprimer sans discussions…

Soirée : Echec, A revoir malgré cela- Causes : sections inexistantes, système d’invitation ne rapportant plus rien- salle très mauvaise.

 

 Il était donc temps de tout revoir  à la fin de cette saison 70-71 et ce que nous allions faire…